La Section clinique de Bordeaux a pour but d’assurer un enseignement fondamental de psychanalyse, tant théorique que clinique.
La Section clinique de Bordeaux aura pour thème en 2026-2027 :
L'objet
Première session
Lecture du Séminaire XIII , L'objet de la psychanalyse, de Jacques Lacan
du 13 novembre 2026 au 12 février 2027
La Section clinique de Bordeaux met à l’étude le séminaire XIII, L’objet de la psychanalyse (1965-66), récemment établi par Jacques-Alain Miller. Cet objet, c’est l’objet a. Il constitue l’axe de cette année d’enseignement en servant d’abord à réinterroger la scientificité de la psychanalyse et ce qu’elle révèle des conditions du discours de la science et de ses effets contemporains sur le monde. La question est cruciale à l’heure où, en 2026, la psychanalyse est disqualifiée par un discours pseudo-scientifique. Nous verrons comment Lacan va développer une thèse majeure en faisant du sujet de la science une condition nécessaire de la découverte freudienne, alors qu’elle rejette la subjectivité, et que la psychanalyse, elle, accueille. C’est un paradoxe qu’il faudra éclairer, en montrant pourquoi la psychanalyse apprend à être toujours responsable de sa position de sujet, quand la science elle n’assume pas les conséquences qu’elle déchaîne dans le réel.
Ce séminaire est également l’objet d’une théorie inédite sur la différence entre religion, science, magie et psychanalyse. Tel une théorie des quatre discours avant l’heure, elle fait boussole pour notre présent écartelé entre retour du religieux, promesses de bonheur de toutes les formes d’hypnose et réductionnisme des symptômes humain au tout neuro.
De même, Lacan va s’attacher à cerner ce manque fondamental de l’objet a sous toutes ses formes, dans la clinique avec la castration, le fétichisme, dans ses rapports avec le vide du bouddhisme zen, le trou dans la topologie mais encore par une relecture du pari de Pascal qui permet aussi de penser l’analyse comme une partie qu’il faut jouer, à condition de miser. Il y a bien quelque chose à risquer de perdre pour gagner au jeu de la vie, en pariant sur l’existence de l’Autre, ou son absence.
Cet objet a est partout présent dans la pratique du psychanalyste, dit Lacan. C’est lui qui confère une valeur à tous les objets. Mais si il n’est pas simple à repérer c’est parce qu’il a à voir avec l’essence même du visible. C’est ainsi qu’après le cri de la voix développée l’année précédente avec le tableau de Munsch, Lacan fait du regard le paradigme de l’objet cause du désir avec l’analyse géniale du fameux tableau de Velasquez, Les ménines. En cette année 1966 décisive, où Lacan répond à Michel Foucault, introduit la question de la jouissance, c’est aussi la parution des Ecrits qui marque un tournant dans la diffusion de son enseignement, au risque des premières confusions. Enfin, c’est l’année du premier voyage de Lacan aux Etats-Unis, dont il dira qu’ils sont notre passé. Décapant !
Deuxième session
Les malentendus de l'amour
du 5 mars 2027 au 11 juin 2027
Il n’y a pas d’amours sans malentendus.
Parce que le malentendu entre les êtres est structural, du fait du langage.
Parce que le désir est inconscient et qu’on ne sait pas ce qu’on veut et encore moins ce que l’autre veut.
Parce que la jouissance du corps de l’Autre est impossible : « Il n’y a pas de rapport sexuel », ce qui compromet la complémentarité entre deux sujets humains.
Aimer, c’est créer un lien qui prend en compte ces malentendus incontournables. C’est un lien qui supporte et qui gère cette impossibilité de complétude.
La psychanalyse est concernée au premier plan par le transfert, habité par les malentendus de l’amour. Le transfert que Freud considérait comme un amour véritable devient aussi un moyen qui donne son efficacité à l’action analytique. Mais il peut aussi constituer un obstacle en alimentant les résistances du sujet en analyse. Cela suppose que l’on puisse y répondre et le manier pour éviter ces impasses.
Le sujet qui parle à l’analyste ne se rend pas compte que cette parole est une demande d’amour qui vise le savoir de l’analyste sur sa propre souffrance inconsciente : malentendu là encore car l’analyste n’a pas ce savoir.
L’analysant attribue à l’analyste un savoir qu’il n’a pas : c’est le malentendu fondamental de l’amour de transfert.
……….
Bien entendu nous aurons à l’esprit et à l’étude, pendant cette session, cette phrase complexe et essentielle de Lacan dans le Séminaire XII :
"Aimer c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. "
Cours d'introduction à la psychanalyse
Du diagnostic à la singularité de chaque cas en psychanalyse
du 19 novembre 2026 au 13 mai 2027
L’appétence pour les diagnostics est forte, tant pour nos contemporains que pour les instances de santé mentale.
En psychanalyse, le diagnostic repose sur le postulat d’une causalité psychique. Ceci n’exclut pas les autres causalités possibles (neuro, environnementale, ou autre), mais les englobent dans les effets, les conséquences sur le sujet de l’inconscient. En effet, plus que de réduire le sujet à des troubles, des dysfonctionnements, des traumas, ni même à sa souffrance, il s’agit en psychanalyse de prendre en compte ce qui ne se laisse pas ordonner, classer. L’usage des concepts fondamentaux tels que névrose (hystérique, obsessionnelle) et psychose (paranoïa, schizophrénie, psychose ordinaire...), mais aussi phobie, autisme seront étudiés selon leurs variations d’hier et d’aujourd’hui à l’époque contemporaine. Nous verrons comment avec Freud et Lacan, le repérage dans la structure s’enseigne en dégageant ce qu’il y a de propre et de singulier à chaque sujet. Un diagnostic sur mesure, en somme.
Atelier de psychanalyse appliquée (APA)
Le transfert, ses variétés, et comment faire avec
du 28 novembre 2026 au 19 juin 2026
Selon Lacan la perspective du transfert dans la psychanalyse part de l’éros du sujet de son désir et, par certains côtés, se présente comme une forme d’amour. Celui qui s’engage dans le transfert a chance de trouver ce qui lui manque en aimant. Pourtant Freud a très vite vu que le transfert pouvait alimenter et représenter une forme de résistance qui remplace la névrose ordinaire par une névrose de transfert. Mais si ce phénomène du transfert est spontané dans les névroses, dans les psychoses il se présente sous des aspects singuliers qui nécessitent un traitement particulier. Au CPCT du fait que le traitement a une durée réduite on pourrait penser que le transfert a peu de temps pour fleurir.
Nous verrons que là aussi il se présente sous des aspects particuliers et que son traitement peut être crucial. Son moteur essentiel est le fait que le sujet suppose un savoir à celui à qui il s’adresse, source de l’amour. Mais c’est à la condition que cette demande d’amour du sujet rencontre un désir, celui de l’analyste. Ce désir singulier ne va pas chez l’analyste sans un transfert à la psychanalyse comme expérience, mais aussi comme source de doctrine et de valeurs.
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Le diplôme de psychanalyste n’existe dans aucun pays au monde. Il ne s’agit pas d’un hasard ou d’une inadvertance. La raison en est liée à l’essence même de la psychanalyse...
En savoir plus : Prologue de Guitrancourt de Jacques-Alain Miller
Le Département de psychanalyse existe depuis 1968. Jacques Lacan, resta son directeur scientifique jusqu’à sa mort en septembre 1981, il fait aujourd’hui partie de l’Université de Paris VIII. L’Institut du Champ freudien a pris la suite, en 1987 et sous la direction de Jacques-Alain Miller...
Le Champ freudien Éditeur est la maison d'édition créée par UFORCA en 2012.
Elle propose des ouvrages de psychanalyse.
En tant qu'organisme de formation, UFORCA-Bordeaux a obtenu la certification qualité Qualiopi pour la catégorie : Actions de formation.
La certification qualité à été délivrée au titre de la catégorie d'action suivante :
Actions de formation